Aux sources du théâtral : le public de l’Académie royale de musique au siècle des Lumières Communication dans un congrès

Solveig Serre

Solveig Serre, « Aux sources du théâtral : le public de l’Académie royale de musique au siècle des Lumières  »

Résumé

On ne peut vivre à Paris sans opéra ; il semble que ce soit une chose aussi nécessaire que du pain ". Ecrite en 1781, au lendemain de l’incendie de la deuxième salle du Palais-Royal, cette constatation du chronique de la Correspondance littéraire secrète est loin d’être anodine. Non contente de révéler combien l’Opéra est un lieu familier aux Parisiens, tout du moins à une certaine partie d’entre eux, elle témoigne surtout du pouvoir de fascination qu’exerce l’Opéra dans l’imaginaire collectif. En effet, l’Opéra est avant tout un spectacle, un rite social durant lequel la musique est exécutée pour être consommée par un public, dans un endroit qui lui est dédié. Tout commande cet aspect cérémoniel : la solennité du lieu, la séparation du public et des acteurs, les particularités de la langue théâtrale. Et pourtant, quand l’opéra entraîne une adhésion aussi passionnée que celui du XVIIIe français, alors même que son répertoire n’offre que peu de grands succès, c’est dans le public qu’il faut chercher les sources du théâtral. Il s’agit de considérer ici l’Académie royale de musique au siècle des Lumières en étudiant non la théâtralité de la scène, mais celle de la salle, et en s’interrogeant sur le comportement de son public au cours des représentations.

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