L’éphémère, l’expérimental et le canon : que faire de la poésie en performance ? Chapitre d’ouvrage - 2023

Gaëlle Theval

Gaëlle Theval, « L’éphémère, l’expérimental et le canon : que faire de la poésie en performance ?  », in Olivier Gallet, Adeline Lionetto, Stéphanie Loubère, Laure Michel, Thierry Roger (ed.), Le poète et le joueur de quillesÉtude sur la construction de la valeur de la poésie (XIVe –XXIe siècles), 2023. ISBN 979-10-240-1759-4

Résumé

[Un point aveugle : c’est la manière dont pourrait désigner le corpus de la poésie en performance : poésie sonore, poésie action, poésie performance, développées comme telles au milieu des années 1950 et poursuivies depuis, ne semblent en effet faire partie ni de l’histoire littéraire telle qu’écrite jusque-là, ni des enseignements de la littérature. Pourtant, cette histoire de la poésie hors du livre a continué de s’écrire, essentiellement par ses propres acteurs , et creusé un sillage parallèle au point de devenir ce point aveugle que l’on ressent alors, au regard des pratiques poétiques contemporaines qui se déploient massivement hors du livre, comme une lacune. Si la performance désigne un type d’œuvre qui advient dans son événementialité, la poésie en performance relève de l’éphémère. Comment l’œuvre éphémère peut-elle entrer dans la « liste des œuvres persistantes » (Lecercle) ? Ces poésies sont, de surcroît, expérimentales, et marquées par l’hybridation et l’interarticité. Comment de telles œuvres pourraient-elles participer de la logique normative d’un canon ? Enfin, il s’agit de pratiques qui se sont construites dans une marginalité assumée au regard de l’institution littéraire. Comment de telles œuvres pourraient être reconnues par des institutions qu’elles ont volontairement rejetées ?]

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