Le coeur électrique du futurisme (et des Alpes Maritimes) [The electric heart of Futurism (and the Alpes Maritimes)] Communication dans un congrès

Barbara Meazzi

Barbara Meazzi, « Le coeur électrique du futurisme (et des Alpes Maritimes) [The electric heart of Futurism (and the Alpes Maritimes)]  »

Les Alpes Maritimes et la Côte d’Azur étaient considérées par les futuristes comme un lieu parfaitement passéiste et antimoderne, préférant se réfugier à Capri, île densément fréquentée par les Russes et par d’autres artistes quelque peu échevelés, ou bien à Rapallo ou à Santa Margherita Ligure : les photos conservées dans les archives du futurisme, notamment, le prouvent. C’est à Oneglia – aujourd’hui un quartier d’Imperia – que Marinetti séjournera, entre 1919 et 1920, avec sa compagne et future épouse Benedetta Cappa, en attendant d’aménager son appartement milanais ; c’est à Oneglia, du reste, qu’il lui dicte son roman L’alcova d’acciaio , paru en 1921. Peut-être que le bourg lui paraissait plus approprié au futurisme, la société Siderurgica Ligure Occidentale s’y étant installée depuis 1906 pour produire des laminés et des lingots d’acier. Il faudra attendre 1934 pour que les futuristes s’intéressent à Nice, dans le cadre de l’exposition d’aéropeinture au Negresco . Nice n’est pas une ville industrielle, et ce n’est pas une ville-lumière non plus ; c’est une ville lumineuse, tout au plus et ce n’est pas rien, où l’on peut s’ennuyer prodigieusement quand on est un artiste d’avant-garde dans les années Dix . La ville sera néanmoins le lieu de prédilection des artistes « non italiens », à l’exception de Modigliani, qui y séjourne autour de 1918. Certains s’y installent, comme Matisse, éblouis par la lumière ; d’autres, comme Dufy, y meurent. Certains prennent des photos, comme Italo Bertoglio.

The Alpes Maritimes and the Côte d’Azur were considered by Futurists to be perfectly backward-looking and anti-modern, preferring to take refuge in Capri, an island densely frequented by Russians and other somewhat disheveled artists, or in Rapallo or Santa Margherita Ligure : photos preserved in Futurist archives, in particular, prove this. It was in Oneglia - today a district of Imperia - that Marinetti stayed between 1919 and 1920, with his companion and future wife Benedetta Cappa, while waiting to move into his Milanese apartment ; it was in Oneglia, moreover, that he dictated his novel L’alcova d’acciaio , published in 1921. Perhaps the town seemed more suited to Futurism, as the Siderurgica Ligure Occidentale company had set up there in 1906 to produce rolled steel and steel ingots. It wasn’t until 1934 that the Futurists turned their attention to Nice, as part of the aeropainting exhibition at the Negresco. Nice is not an industrial city, and it’s not a city of light either ; it’s a city of light, at most, and that’s no mean feat, where you can get prodigiously bored if you’re an avant-garde artist in the Tenties. Nonetheless, the city was a favorite haunt of “non-Italian” artists, with the exception of Modigliani, who stayed here around 1918. Some settled here, like Matisse, dazzled by the light ; others, like Dufy, died here. Some, like Italo Bertoglio, took photographs.

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