Maxime Du Camp, ou le projet d’une nouvelle éthique littéraire au XIXe siècle Communication dans un congrès

Catherine Ménager

Catherine Ménager, « Maxime Du Camp, ou le projet d’une nouvelle éthique littéraire au XIXe siècle  »

Résumé

Maxime Du Camp (1822-1894) est resté célèbre en tant qu’écrivain voyageur. On se souvient notamment de son second voyage en Orient, accompli en compagnie de Gustave Flaubert. À son retour en France, il publie un récit et un album illustré par de nombreux calotypes . En revanche, son projet d’hygiénisation des mœurs, mais aussi de la littérature, demeure méconnu. Dès 1855 pourtant, en publiant Les Chants modernes , Du Camp a choisi de s’éloigner aussi bien de l’esthétique romantique mourante, que de l’Art pour l’Art et du réalisme, afin de se consacrer exclusivement à une littérature «  humanitaire  » héritière des idéaux saint-simoniens. En ce sens, il rédigera plusieurs ouvrages d’histoire contemporaine, des études sociales, des romans, des contes et nouvelles, des portraits plus ou moins exhaustifs de ses pairs. De fait, cet écrivain polygraphe a traqué tout ce qui, selon lui, dans la littérature et la société de son temps, nuisait au perfectionnement moral de l’homme, prônant a contrario tout ce qui était censé y contribuer. À ce titre, sa démarche revêt un caractère thérapeutique, difficilement compatible avec le culte ambiant du style, mais parfaitement conforme à l’action préventive, pédagogique que mène, à l’époque, le corps médical . En somme, Du Camp a revendiqué une éthique visant la bonne santé des hommes et de la littérature – au prix parfois de l’esthétique. En prenant appui sur quelques-uns de ses textes, il s’agira de montrer la modernité, mais aussi la singularité d’un tel projet.

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