Maxime Du Camp, thérapeute Communication dans un congrès

Catherine Ménager

Catherine Ménager, « Maxime Du Camp, thérapeute  »

Résumé

Maxime Du Camp (1822-1894) est l’auteur d’une œuvre polymorphe, largement traversée par un discours médical varié, sans cesse actualisé. Écrivain voyageur, il a secouru ses compagnons, décrit les hôpitaux, les fléaux locaux. Romancier, nouvelliste ou conteur, il a mis en scène la maladie. Historien, il a «  pathologisé  » certains comportements révolutionnaires. Dans ses études d’économie sociale, il a présenté Paris comme un grand corps central déployant ses organes vitaux avant de louer, presque une à une, les diverses associations caritatives, chrétiennes et laïques, pour leur action en grande partie thérapeutique. Non content d’adopter publiquement la posture du médecin, Du Camp a également soigné sa compagne Adèle Husson. Apôtre du progrès, académicien, directeur de la Revue de Paris, il a aussi bien marqué que reflété les tendances de son époque. Aujourd’hui, son œuvre n’est guère étudiée comme un tout, sans doute en raison de son caractère pluridisciplinaire. Elle offre pourtant un excellent exemple d’appropriation du pouvoir du médecin au XIXe siècle dans la mesure où le discours médical y est relayé tantôt à des fins de vulgarisation de la «  science  » médicale tantôt pour l’effet qu’il peut produire, sans que le type d’écrit détermine nécessairement l’un ou l’autre de ces emplois.

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