Dans son essai Mélancolie de gauche (2016), l’historien Enzo Traverso relie les conséquences politiques, philosophiques et esthétiques de l’effondrement du bloc soviétique à un deuil de la révolution qui n’empêche pas la persistance d’un imaginaire de la subversion. Selon des dominantes différentes, cette « mélancolie de gauche » s’avère d’une actualité singulière dans les littératures contemporaines de langue française. Pour le montrer, cet article compare les espaces littéraires français et francophones en fonction de leurs rapports à l’engagement. Il se fonde notamment sur des entretiens réalisés avec des écrivain·es français·es à l’Université Paris-Sorbonne entre 2014 et 2016, ainsi qu’avec un groupe d’écrivain·es marocain·es invité·es à l’Université Paris-Nanterre en novembre 2019 — et sur l’œuvre du jeune romancier congolais Sinzo Aanza.
« Mélancolie de gauche » et écrivain·es de langue française : un imaginaire hexagonal ? Chapitre d’ouvrage - Mai 2025
Chloé Chaudet, « « Mélancolie de gauche » et écrivain·es de langue française : un imaginaire hexagonal ?
», in Lía Mallol de Albarracín, María Victoria Urquiza et al. (dir.) (ed.), Por el ancho mar… Estudios sobre literaturas de expresión francesa / Sur la vaste mer… Études sur des littératures d’expression française, 2025, https://bdigital.uncu.edu.ar/fichas.php?idobjeto=20484
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