Formée dans les années 1970 à l’université de Vincennes, familière des théories structuralistes comme du concept derridien de déconstruction, Michèle Métail envisage la langue comme un système à déconstruire. Ses pratiques poétiques, qu’elles soient visuelles ou sonores, sont fondées sur « la notion de système de contrainte ». Prenant la langue au pied de la lettre comme objet de réflexion, elles abolissent par là même sa transparence. Cette approche littérale et systémique du langage est au fondement même des matérialités du poème, tant en termes d’écriture que de publication. C’est ce double aspect que la communication se propose d’aborder, pour montrer notamment quels sont les enjeux de la publication envisagée comme médiation matérielle du poème.
Michèle Métail : corps de langue, matérialités du poème Communication dans un congrès
Anne-Christine Royère, « Michèle Métail : corps de langue, matérialités du poème
»
Résumé
