Inventeur de la « poésie sonore » au début des années 1950, Bernard Heidsieck use du magnétophone qui devient, à partir de 1961, grâce au microphone, moyen de prélever et d’exploiter, à l’aide du montage, un matériau sonore non verbal. Les poèmes d’Heidsieck s’ouvrent alors à de multiples « bruits », à l’instar de la musique concrète telle qu’elle se développe dans les mêmes années 1950. Le prélèvement direct des bruits permis par l’utilisation du microphone fait du poème, selon l’expression de Heidsieck, une « biopsie », ready-made ou collage sonore. Le « bruit », n’y a cependant pas le statut de simple « bruitage » à valeur illustrative mais devient composante à part entière du poème, au même titre que les énoncés verbaux qui le constituent. Outre la rupture paradigmatique instaurée par cette irruption dans le poème, c’est sur l’écriture des bruits dans la poésie de Heidsieck que cet article se propose de se pencher.
« Pour un poème-éponge , un poème-serpillère… ». Poétique des « bruits » dans la poésie sonore de Bernard Heidsieck Article - 2016
Gaëlle Theval, « « Pour un poème-éponge , un poème-serpillère… ». Poétique des « bruits » dans la poésie sonore de Bernard Heidsieck
», L’Autre Musique, numéro spécial Bruits, 2016, http://www.lautremusique.net/lam4/deambule/pour-un-poeme-eponge-pour-un-poeme-serpilliere.html. ISSN 2117-4466
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