Senancour et le roman naturel : Oberman Article - Août 2017

Yvon Le Scanff

Yvon Le Scanff, « Senancour et le roman naturel : Oberman  », Revue d’histoire littéraire de la France, numéro spécial Revue d’Histoire littéraire de la France, août 2017, pp. 581-603. ISSN 0035-2411. 〈https://classiques-garnier.com/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france.html〉

Résumé

Parler de roman naturel à propos d’Oberman s’entend à un double niveau : comme caractérisation (roman naturel), comme détermination (un roman de la nature). Dans les deux cas, le roman naturel pose la nature comme contestation et négatif du roman constitué par la culture romanesque. Dans le roman naturel, la nature se présente donc comme un modèle anti-romanesque du romanesque. D’une part, en tant que roman « naturel », Oberman impose une axiologie critique qui se défait des caractéristiques de l’écriture romanesque : opposition au roman comme œuvre (la nature conteste l’art), subversion du roman comme genre constitué (la nature disqualifie la société : l’éducation se fait élévation et la formation se comprend comme régénération). D’autre part, comme roman de la nature, Oberman inscrit au cœur du roman l’enjeu problématique d’une représentation et d’une interprétation de la nature par des moyens romanesques renouvelés ou régénérés qui, en retour, en modifient profondément la poétique.

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