Toutes les pièces du corpus renaissant offrent des réalités théâtrales qui ne prennent sens que par les mots du texte incarnés par des comédiens sur la scène de planches de bois dénuées de décor. C’est ainsi que, de comédie en tragédie, Shakespeare a interrogé la théâtralité en montrant ce qui n’était pas et en occultant parfois ce qui était. Dans cette communication, on se penchera sur la manière dont le texte donne substance à une nature grandiose, tantôt hostile (la lande sous la tempête), tantôt spectaculaire et dangereuse (la falaise de Douvres), qui n’existe vraiment que par l’interprétation des acteurs. Les spectateurs n’ont rien à voir devant eux sur la scène, mais, grâce à la présentation dynamique qui s’offre à leur regard, l’illusion théâtrale parvient à se métamorphoser en réalité. Introduction 1. La lande désertique sous la tempête 2. La falaise de Douvres Conclusion
To Disfigure, or to Present (MND, 3.1.57) : la contradiction de King Lear à la scène Article - 2010
Isabelle Schwartz-Gastine, « To Disfigure, or to Present (MND, 3.1.57) : la contradiction de King Lear à la scène
», La clé des langues, 2010, [9 p.]. 〈https://cle.ens-lyon.fr/anglais/litterature/litterature-britannique/Shakespeare/to-disfigure-or-to-present-mnd-3-1-57-la-contradiction-de-king-lear-a-la-scene〉
Résumé
