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Poétesses : les oubliées du surréalisme - THALIM UMR CNRS

Poétesses : les oubliées du surréalisme France Culture : émission les matins du samedi

Intervenant : Marie-Paule Berranger

L’exposition qui s’achève ce lundi 13 janvier au centre Pompidou a bien mis en avant les peintures, dessins, films, photographies des artistes emblématiques du mouvement Dalí, Magritte, Ernst, ou Miró, mais aussi celles des surréalistes femmes et ce n’est que justice rendue, car ce mouvement surréaliste de rupture, de révolte a été précurseur aussi, sur l’ouverture aux femmes pas seulement comme modèles, muses, « épouses de », mais comme créatrices, artistes à part entières.
Des poétesses invisibilisées
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les hommes surréalistes ont favorisé l’émergence de talents féminins dans le surréalisme, nous explique Marie-Paule Berranger. Ils les ont par exemple conviés à des travaux collectifs, des créations à plusieurs mains. C’est du côté du relai que l’invisibilisation s’est faite. "les hommes du mouvement, qui avaient quelques années d’avance dans les milieux littéraires, sont devenus assez vite rentables aux yeux des éditeurs majeurs, qui avaient pignon sur rue. Cela n’est pas arrivé pour les femmes parce qu’elles restaient minoritaires dans la société. Et que ceux qui faisaient les choix, les éditeurs, les critiques littéraires, étaient aussi beaucoup des hommes".
Une anthologie aux thèmes variés
Cette anthologie, qui regroupe 33 poétesses surréalistes, évoque les thèmes de la liberté, de l’amour et de la révolte : "ces trois mots doivent n’en faire qu’un dans le surréalisme. On le retrouve pleinement chez toutes, et on le retrouve en particulier évidemment chez Claude Cahun, ou par Annie Le Brun, par exemple. Il y a surtout un éventail d’attitudes vis-à-vis de l’amour. On va rencontrer des beaux poèmes lyriques qui sont vraiment de la lyrique amoureuse, j’allais dire presque traditionnelle, non parce que les images ne le sont jamais, mais qui font partie de ces émotions amoureuses que chacun peut éprouver. presque sentimentale. Il y a aussi d’autres façons d’aborder l’amour, du côté de l’érotisme, ou d’une sexualité beaucoup plus crue, et qui est aussi assumée en poésie".
Pour aller plus loin : L’araignée pendue à un cil (Gallimard, 2024)

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