Forum du Centre Pompidou
Place Georges Pompidou 75004 Paris
L’IA en question, questions à l’IA Rencontre
Organisateurs : , François Saltiel, Laurence Devillers, Stéphan-Eloïse Gras
Programme : ANR CulturIA (2022-2025) : Une histoire culturelle de l’intelligence artificielle
Dans le cadre du festival ManiFeste-2025 de l’Ircam et en dialogue avec l’exposition « Le monde selon l’IA » au Jeu de Paume. Co-production Centre Pompidou, Ircam et projet ANR CulturIA.
Sur une proposition d’Alexandre Gefen, avec la participation de François Saltiel, Stéphan-Eloïse Gras et Laurence Devillers et de plus de trente invités
Réunissant une trentaine d’experts et de créateurs, en lien avecl’exposition « Le monde selon l’IA » du Jeu de Paume, ces débats touchent à l’esthétique, l’économie, l’éthique et la politique. L’IA intervient « en personne » par le biais d’un dispositif conçu à l’Ircam.
Rarement une innovation technologique a suscité autant de débats que l’Intelligence Artificielle. Qu’il s’agisse de prises de position étatiques, institutionnelles, politiques, médiatiques, d’essais philosophiques, de travaux technocritiques ou techno solutionnistes, de mises en scène spéculatives dans le cinéma ou le roman, l’IA est scrutée et débattue avec une extraordinaire urgence et intensité. Afin de s’interroger sur les rêves et inquiétudes générés par l’IA, le Centre Pompidou invite le public à deux après-midis de débats, enrichis d’expérimentations artistiques et d’expériences d’interaction avec l’IA elle-même grâce à l’Ircam et aux artistes de l’exposition « Le monde selon l’IA » au Jeu de Paume. Réunissant une trentaine d’experts et de créateurs de premier plan, avec la médiation de François Saltiel (France Culture), Stéphan-Eloïse Gras (CNAM) et Laurence Devillers (Sorbonne Université), les deux après-midis de débat « L’IA en question, questions à l’IA » abordent des questions complexes, comme la responsabilité en cas de préjudice causé par une décision ou une action de l’IA, les droits de propriété intellectuelle liés à l’IA, les problèmes de biais et de discrimination, ainsi que la confidentialité et la sécurité des données. Des problèmes plus larges sont également prévus au débat, liés aux dépendances aux technologies, aux philosophies et religions qu’elles engendrent et aux risques d’émergence d’une singularité technologique. À chaque fois, la création contemporaine aide à penser les enjeux politiques et éthiques de l’IA.
Avant même d’exister, les machines et intelligences autonomes étaient l’objet de spéculation, des réflexions d’Aristote sur la fin du travail par son automation à la légende scolastique d’une tête répondant à toutes les questions créée par Albert le Grand et détruite par Thomas d’Aquin, de l’automate géant Talos de l’Illiade aux réflexions de Swift sur les machines à écrire des romans, sans parler des mythes modernes que sont Blade Runner, Terminator, Her ou 2001, L’Odyssée de l’espace, dont les expériences de pensée hantent les concepteurs et les utilisateurs de l’IA.
Pour qui vote ChatGPT ? Quel est le rapport coût/bénéfice environnemental et social de son émergence ? Quelle régulation peut être envisagée ?Quelles formes de langage et de vie augmentée peuvent être espérées ou redoutées ? Quelles dépendances sont en train de naître et quelles autonomies peuvent être conquises ? Quelles inégalités pourraient apparaître ? Quels nouveaux rapports à soi, au temps et à l’altérité pourraient émerger ? Faut- il instaurer un moratoire sur l’IA comme cela fut proposé en 2014 par Stephen Hawking ou en 2023 par un consortium réunissant aussi bien Elon Musk que Yuval Noah Harari ? Comment comprendre le pouvoir de l’IA, Ange ou Démon ? (CERF 2025), et les risques éthiques, tout comme les potentiels pour la société. Ces questionnements qui touchent aussi bien à l’esthétique qu’à l’économie, à l’éthique qu’à la politique, n’hésitant pas à se croiser avec les problématiques postcoloniales et écologiques, sont sans doute particulièrement vifs parce que l’IA générative, conversationnelle et créative, donne le sentiment d’une réelle présence et n’est plus une abstraction lointaine, nous confrontant déjà à un monde où la traduction devient instantanée, les images non fiables, les devoirs à la maison impossibles, les services clients cybernétiques, les rencontres amoureuses algorithmiques.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles
Programme :
→Samedi 24 mai 2025 : 17h-20h30
17h-18h : Introduction avec Alexandre Gefen
18h30-19h15 : Débat 1 - L’IA peut elle nous remplacer dans le travail ? Avec Yann Lechelle, Ramy Fischler, Linda Dounia Rebeiz, Benoît Rottembourg, Amaranta Lopez et Loup Cellard. Captation (1h32)
19h15-20H30 : Débat 2 - L’IA peut-elle être une artiste ? Avec Ada Ackerman, Primavera de Filippi, Samuel Bianchini, Célia Zolynski, Frédéric Kaplan et Antonio Somaini. Captation (1h43)
→Dimanche 25 mai 2025 : 16h-20h15
16h-16h30 : Introduction
16h30 -17h45 : Débat 3 - L’IA peut-elle nous éduquer et nous informer ? Avec Nicolas Léger, Meriem Sefta, Grégoire Borst, Chine Labbé, Gaël Varoquaux, David Chavalarias et Anne Alombert. Captation (1h35)
17h45-19h : Débat 4 - L’IA peut-elle nous aider à gouverner ? Avec Fred Levy, Emmanuel Bacry, Henri Verdier, Eryk Salvaggio, Charleyne Biondi, Olivier Alexandre et Gaspard Koenig. Captation (1h22)
19h-20h15 : Débat 5 - L’IA est-elle consciente ? Avec Justine Emard, Mehdi Khamassi, Lionel Obadia, Roberto Casati, Philippe Huneman, Vanessa Nurock et Pierre Cassou-Noguès. Captation (1h29)
