Le projet PIND, porté par Luc Robène et Solveig Serre, a pour objectif principal d’écrire la première histoire de la scène punk en France depuis 1976. Ce faisant, il vise à élaborer une nouvelle étape dans le lent processus de légitimation des formes populaires de la culture, en conférant à cet objet une légitimité et une visibilité qui lui sont pour l’instant contestées, à élaborer les outils théoriques et méthodologiques susceptibles de permettre une lecture plurielle de l’objet. Ce projet répond à la fois à un manque (rareté des travaux, retard pris par la recherche française sur d’autres pays dans l’appréhension du punk comme prisme remarquable dans l’analyse des processus d’innovation culturelle et des modes de transformation des sociétés contemporaines) et à une urgence (vulnérabilité des publics concernés, archive disponible mais fragile), et s’organise autour d’une approche transdisciplinaire de l’objet. Les horizons scientifiques de la recherche, déclinés autour de grands axes (Historicité et mémoire, Diffusion et socialisation, Cohérence paradigmatique et stylistique, médiation et médiatisation, circulation des acteurs, réseaux et connexions) croisent une démarche à forte valence patrimoniale (création d’un « Centre d’archives du punk et des cultures alternatives en France », numérisation et mise à disposition des archives constituées).
ANR PIND (2016-2020) "Punk is not dead"
