Le montage a représenté l’une des obsessions majeures d’Eisenstein, tant sur le plan de sa pratique que de sa réflexion théorique. Le cinéaste soviétique n’a jamais caché, à cet égard, sa dette envers Griffith, qu’il considérait comme un « patriarche du cinéma », et auquel il a consacré plusieurs textes dont le célèbre « Dickens, Griffith et nous ». De Griffith, il étudie attentivement le recours au gros plan et surtout l’emploi du montage alterné et parallèle, qui l’inspire tout autant qu’il cherche à le dépasser, que ce soit dans le « montage des attractions » ou dans le « montage intellectuel ». — Ada Ackerman
Griffith/Eisenstein, leçons de montage Vidéo
