Ce séminaire interne à l’unité permet de mieux connaître nos travaux respectifs et d’offrir une possibilité à nos doctorants et aux enseignants-chercheurs bénéficiant d’une délégation CNRS de faire connaître leurs recherches.
Aspects de la recherche dans l’unité : Séminaire Thalim (2025-2026)
Organisateurs : , ,
Séances du séminaire
À venir
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Livre illustré. Mami Ayabe et Marie Frisson
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Actualisation du patrimoine théâtral. Laura Naudeix et Julia Gros de Gasquet
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Histoires algériennes. Catherine Brun et Mireille Calle-Gruber
Séance(s) passée(s)
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Circulations transatlantiques. Céline Mansanti et Didier Aubert
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Écritures de soi. Maryline Heck et Dalia Abu-Sbitan Maryline Heck et Dalia Abu-Sbitan : « Écritures de soi »
Maryline Heck : problématiser l’autothéorie : un chantier individuel et collectif
Le terme « autothéorie » apparaît de plus en plus souvent, depuis quelques années, dans le discours théorique comme dans celui de certains écrivains et artistes. C’est un terme très récent, puisqu’il apparaît à la fin des années 1990, et n’est utilisé de façon courante que depuis les années 2010. Il désigne des œuvres qui entrecroisent travail théorique et écriture de soi, en donnant une place fondatrice à l’expérience vécue dans la construction de la pensée. Dans cette intervention, je vais commencer par décrire plus avant ce qu’on peut entendre par autothéorie en proposant une définition détaillée du terme et en dégageant certaines formes qui lui sont caractéristiques. A partir de là, j’analyserai quelques pistes concernant l’intérêt de la notion pour les études littéraires, intérêt qui tient notamment à la nature hybride des productions autothéoriques, à leur manière de se situer entre les genres et les disciplines. Pour finir, je présenterai le travail que je mène plus particulièrement au cours de cette année de délégation, tout particulièrement sous son angle collectif, puisqu’il est lié à un groupe de recherche que j’ai monté l’an dernier.Dalia Abu Sbitan : Écrire “je” sous diagnostic psychiatrique : le tiers-espace de la folie dans les écritures de soi contemporaines
Issue de ma recherche doctorale en littérature comparée, cette intervention prend pour point de départ un problème au cœur des écritures contemporaines de la folie : que devient l’écriture de soi lorsque le “je” est déjà nommé, décrit et encadré par des diagnostics à la fois psychiatriques et culturels ? Que signifie écrire sa vie quand une autre narration – clinique, administrative, institutionnelle – précède et conditionne la prise de parole ? À partir de textes contemporains
français et américains, je montrerai comment certaines écritures de soi « pensent trouble » : elles déplacent nos cadres habituels de compréhension de la folie, problématisent nos manières contemporaines de nommer, de soigner et de lire la souffrance psychique, et ouvrent de nouvelles voies pour interpréter l’expérience de la douleur psychiatrique. Ce mouvement fait apparaître un tiers-espace de la folie, où l’écriture de soi devient à la fois un lieu de subjectivation, de critique et de reconfiguration éthique du soin.Sorbonne, salle F007
17 rue de la Sorbonne Paris 5e /B_mots> -
Poésie et nature. Bénédicte Letellier et Alexis Audren
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Passage de langues. Virginie Tellier et Carole Boidin
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Alternatives culturelles.
Aurélie Adler et Luc Robène

