Le GLAM (Genre, Littérature, Arts, Médias) a vocation à accueillir des travaux proposant une approche genrée des médias, des arts et des littératures. Il convie à chaque séance de jeunes chercheurs ou des chercheurs confirmés, affiliés à THALIM ou extérieurs, à présenter le fruit de leurs recherches, qu’elles soient en cours ou achevées. Le format du séminaire (6 séances annuelles de 2h) se veut libre afin d’encourager discussions et débats avec un public composé de collègues, d’étudiants de master et de doctorants. La méthodologie des études de genre se conjugue avec des approches résolument variées, notamment littéraires, esthétiques, anthropologiques, historiques.
Genre : Littératures, Arts, Médias (2024-2025)
Organisateurs : ,
Séances du séminaire
Séance(s) passée(s)
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Séance 6 : Flavia Bujor - De l’intérêt narratif à rater sa queerness
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Séance 5 : Mehdi Derfoufi - Des masculinités et du couple partenarial vidéoludique
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Séance 4 : Coraline Jortay - Déjouer le genre en Chine républicaine : les réformes de la langue à l’épreuve des autrices
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Séance 3 : Marie de Gandt- Quelques pistes en « genos studies »
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Séance 2 : Jean-François Laplénie - Écrire une histoire de la "littérature du sida" en Allemagne : un parcours dans deux archives berlinoises
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Séance 1 : Adrien Peuple - Fiction staëlienne : éthique du care, éthique de genre ? Les réflexions sur la différence sexuelle innervent les écrits de Germaine de Staël, notamment au sujet du soin pour autrui. Alors que le monde antique est régi par une morale masculine de la force politique, Staël envisage au contraire l’âge moderne comme une reconnaissance sociale de la femme et une valorisation de la morale féminine et de qualités telles que la bienfaisance et la sympathie dans la société. Staël entend donner ses lettres de noblesse au roman, genre le plus nécessaire au lendemain des ravages de la Terreur. Car le roman, par son pouvoir émotionnel à ébranler les âmes, « doit former […] les mœurs publiques » (Essai sur les fictions). C’est pourquoi nombreuses sont les scènes de soin dans le récit de Staël afin d’illustrer sa conception éthique du roman sans cependant essentialiser l’écriture romanesque à une voix féminine, ce qui trouble la perspective genrée de la morale romanesque et de remet en question nos préjugés sexuels.
L’objectif de cette communication est de démontrer, d’une part, que le romanesque staëlien défend une philosophie du soin, et, d’autre part, que la question même du soin permet d’étudier comment Staël reçoit et pense le concept du double standard. Nous définirons une éthique du soin selon Staël à la lumière des théories des care studies afin de montrer que l’origine d’une telle éthique prend sa source dans la philosophie des Lumières et nous étudierons les conceptions poétiques du care mises en œuvre dans les récits staëliens à l’aune des études de genre, puisque le soin est avant tout une question de genre.Université Sorbonne Nouvelle - Site Nation - Salle C217
8 avenue de Saint-Mandé, 75012 Paris /B_mots>
